Abbaye Notre-Dame de Chéhéry à Châtel-Chéhéry : Soutenez le projet ...

17/06/2020

Devenez bienfaiteurs de l'Abbaye !

Participez à la restauration d'un joyau de l'architecture cistercienne du XVIIIe siècle via la Fondation du Patrimoine.

Vos dons sont sécurisés, défiscalisables, et comme toute bonne campagne de financement participatif, vous donnent droit à des contreparties ...

 

FAITES UN DON - CLIQUEZ ICI


L'abbaye Notre-Dame de Chéhéry, petite-fille de Clairvaux, a été fondée en 1147. Après l'installation de la communauté monastique, les dons des terrains par les familles aristocratiques locales affluent et l'abbaye prospère jusqu’au XIVe siècle.

Pillée et saccagée pendant la Guerre de Cent Ans elle est probablement restaurée une première fois. Une représentation (la plus ancienne connue) montre l'abbaye reconstruite au début du XVIIe siècle, indiquant le retour à la prospérité du domaine.

Pendant la Fronde elle est à nouveau brûlée, mais les moines continueront d'exploiter leurs terres et d'occuper des bâtiments provisoires. Il va falloir attendre le milieu du XVIIIe siècle pour voir sa reconstruction totale dans le style parfaitement classique que nous connaissons encore aujourd'hui. Du XIIe siècle ne subsiste qu'un ancien cellier et des caves.

Après la Révolution, l'abbaye est rachetée par un notable parisien qui en fait sa résidence de plaisance. Il fait abattre deux ailes sur les quatre (aile des moines et église abbatiale) pour ne garder que les parties les plus confortables : l'aile des hôtes et le grand appartement d'apparat, constitué d'espaces aux décors Louis XV. Son arrière-petit-fils Auguste, flambeur et ambitieux, fréquente la belle société parisienne, dépense sans compter et va se marier, en 1836, à une artiste lyrique de 25 ans, premier rôle dans les opéras de l’époque, Julia Grisi.

En réalité, il voit surtout dans ce mariage une bonne affaire pour profiter des cachets de son épouse, et devient rapidement odieux : ils divorcent au bout de deux ans, et Julia n’aura occupé la chambre que Gérard avait entièrement meublée pour elle à Chéhéry qu’une seule nuit.

Finalement, c’est elle qui est condamnée à lui verser une rente annuelle de 10 000 Francs.

Au XXe siècle, l’Abbaye fut successivement un hôpital allemand puis le quartier général de l’armée américaine pendant et après la Grande Guerre, avant de tomber dans l’oubli à partir des années 60 ...